29.06.2009
J'encyclopède ... (non, c'est pas un gros mot)

Qu'est-ce qui m'a tenu éloignée de vous, foule morte de rire à l'avance face à l'improbabilité de la moindre cohérence de propos haletante de désir devant mon inénarable loghorrée talent ? Pourquoi ce vide sidéral d'écriture, ce gouffre d'énergie, cette absence totale de mots à mon esprit torturé et loghorrant brillant ? Oui, je comprends que vous vous posiez la question, votre index droit boudinné grattant maladroitement votre tête de bulot génétiquement modifié ... et vous savez que je t'aimeuh, que je t'aimeuh, que je t'aime (ouch, ça va pas mieux moi ... je chante du Johnny) ... donc j'm'en vas vous torcher une chtite bafouille de derrière les fagots qui vous laisserait un régiment de légionnaires en rut amoureux d'une chèvre angora (celle-là, PERSONNE l'avait vue venir ... avouez ...)
LA question. Comment établir une classification claire, qui ne laisse pas le moindre espace au duuuuuute insupportable et existentiel que porte comme une croix la moitié de l'humanité que je représente avec brio, et nous permette, à nous autres, Mômans, de transmettre à nos filles les rudiments de la survie sentimentale. Bref, en un mot comme en cent (mais plus en cent, parce que c'est ma page et que j'fais c'que j'veux), la carte routière de la célibataire parisienne, le décodage de l'Homme, le vaccin anti-enfoiré à l'usage de toutes les jeunes filles en fleurs qui s'imaginent que la vie, c'est comme dans Santa-Barbara en moins maquillé. Ca, mes enfants, ça mérite quand même bien un temps de réflexion !
Alors voilà ... je vous le livre, gratos, tel quel, c'est-cadeau-ça-fait-plaisir.
1 - le Prince Charming, nom latin "mecus-introuvabilus". Rare, on n'en connaît que quelques spécimen dans l'histoire de l'humanité. On a récemment cru en apercevoir un dans le 17ème arrondissement, et un autre sur le pont de Levallois-Perret (banlieue officiellement nommée la plus chiante de la périphérie parisienne). La rumeur publique en mentionne un troisième en activité dans le 16ème arrondissement, mais rien n'est encore prouvé. Le Prince Charming, ayant au fil du temps compris (ça lui a pris quelques millénaires, c'est quand même un mâââle, ça réfléchit doucement le matin et pas trop vite le soir) qu'il devait se dissimuler sous une tenue de camouflage en forme d'OVNI (voir rubrique sur cette catégorie), cet être Ooooooooooooh combien convoité demande patience et ténacité à celle qui l'attrape dans ses filets. Car bien que dans le cadre privé, il fasse preuve d'élégance, de délicatesse, de générosité, et parfois même (s'il est nourri au lait entier et massé matin et soir), d'intelligence, il se pare au premier abord de la tenue de combat bien connue que constituent la méfiance, la distance, le refus d'engager le combat sa parole, la fuite à toutes jambes devant les déclarations d'amour, le rechignage forcené face à l'eventualité de l'enfantement. Après quelques années, il vous lâchera des phrases qui feront verdir vos copines, et passer des weekend de scène de ménages à leurs jules ("ouais, ben Amédée, JAMAIS il ferait un coup pareil à Ginette, parce que lui, il l'aime !!! Tu d'vrais prendre exemple !!!"), genre "mon seul fantasme, c'est ma femme". Si. J'vous jure. J'lai entendu, et même pas bourrée. Ou pas beaucoup.
2 - le Prince Charlating, nom latin "mecus-peut-êtrus-en-progressus". En évolution permanente, et bien qu'on ne perde jamais l'espoir de pouvoir en faire un Prince Charming, le parallèle plus aisé consisterait à dire que c'est un peu comme un OVNI qui croise une fille dans un bar. Ne remarquant pas tout de suite qu'elle est maquillée à la truelle, il ramasse la créature et lui ouvre l'esprit en lui montrant sa collection d'estampes japonaises ... et ce n'est qu'au petit matin, au moment précis où il ouvre les yeux pour se trouver accroché comme une moule à un rocher à un dérivé d'Alice Sapritch, alors qu'il avait scoré avec la Crawford, et que concomitamment, il s'entend hurler un "noooooooooooooooooooooooooooooooooooooon" déchirant, qu'il comprend son erreur. Voyez l'ambiance ? Le Prince Charlating, c'est un peu comme ça. Il finit par prendre les coins de porte, les pieds du lit, et tout autre angle de la maison, pour un panier à linge salle, et à sentir le yak après avoir pris un "tout petit verre" avec ses potes, battis sur le même modèle. A force de persévérance, cependant, on pourra espérer qu'il évolue, et en faire, sinon un Prince Charming, au moins un compagnon décent. Enfin si on a du bol.
3 - L'OVNI, nom latin "arnacus-enfoirus-enormus". ATTENTION DANGER !!!!!!!!!!! Ce specimen, mesdames, doit être détecté, et fuit au premier signe de reconnaissance. D'allure séduisante, s'il n'est pas beau comme un dieu, l'OVNI possède au moins un charme qui ferait mouiller sa petite culotte à la Reine d'Angleterre (mère, qu'a pourtant passé l'âge). L'oeil vif et le poil brillant (mais pas abondant), le verbe précis et suffisament rare pour qu'on l'attende comme la parole sainte, il est aussi drôle, cultivé, nonchalant, et MEME solvable. Amant de grand talent, il va chercher les croissants au petit matin, s'assure de votre confort élémentaire et superflu, vous déclare une adoration sans faille et éternelle ... bref, d'abord méfiante, on finit, les joues roses et le sourire béat de la crétinne satisfaite, par s'habituer au tout, et à s'imaginer que la chose durera. ERREUR !!!! Car c'est ce moment précis que choisit notre animal pour DISPARAITRE sans laisser d'autre trace que celles du mascara sur vos joues pathétiques. S'en suit la descente aux enfers évidente ... alcool, drogue, accoutumance aux ballerines et aux serres-tête en velours, voire même, dans les cas les plus extrèmes, mariage avec un z'homme politique ou pire, Patrick Bruel (brrrrrrr ... des fois je me fais peur toute seule ...). je sais, ça fait flipper. Mais mon devoir m'imposait de vous dire la vérité toute nue.
Après ça, si vous êtes à ce point de mauvaise foi (de morue) pour ne pas reconnaître que je suis d'utilité publique ...
20:38 Publié dans Planet-O-Gonz' | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
|
|
Facebook
12.06.2009
Trouble psycho-moteur.

L'heure est grave tout comme moi à certains instants furtifs et improbables.
Serais-je, à l'instar de ces auteurs au talent diffus, confrontée à une inévitable nullité, à la conscience soudaine de la vacuité de mon propos, au vide sidéral de mon intellect ? Moi, pourtant classée dans le Top-10 des plus incroyables sources de connerie réflexion urbaine en activité bouillonnante ... qui vous tiens en haleine, semaine après semaine, au prix d'heures insomniaques, le cheveu gras, la mine grise, l'oeil cerné, la manucure approximative ... moi, qui ne vis que pour l'improbable réanimation de vos cerveaux comateux ... qui tente d'offrir à ce monde une étincelle d'éveil à l'intelligence ... la Mère Térésa de la Blogosphère ...
Me voici, face à mon clavier depuis 2 heures ... page blanche ... la frappe hésitante et insatisfaite ("c'est nul punaise, c'est QUOI cette daube, Alex, merde ????") ... repassant le film de cette journée pourtant si riche d'images hallucinogènes ... si ... j'vous jure ...
Dans l'ordre d'apparition à l'écran de mes mirettes hilares ... en ce vendredi désormais Saint pour tous les drogués de l'image-prise-au-vol-qui-déchire-sa-race :
- Un couple de perdreaux passés date-limite-de-fraîcheur, Monsieur portant tellement à gauche dans son pantalon informe que c'en est caricatural ... Madame n'osant pas sourire, de peur que les élastiques de son énième lifting ne lâchent dans un bruit de pneu éclaté ...
- Une fliquette en tenue de gay parade, s'époumonant dans son sifflet pour déboucler l'embouteillage qu'elle créée en même temps, mesurant toutes les conséquences punitives de son refus de céder aux avances de l'adjudant chef (qui se trouve encore être au garde-à-vous à l'heure où je vous parle) ...
- Un enfant donnant une pièce à un SDF, sous l'oeil ému et mort de rire de sa névrosée de mère qui photographie l'événement pour l'album de famille ...
Le tout réel, vu pour de vrai, dans l'espace-temps microcosmique d'une seule et unique journée, en plein Paris !!! Si ça, c'est pas de la matière d'or pour une blogationneuse, y'a plus de saisons !!!!
Et moi, là, incurable blondasse ... pourtant douée d'un talent qui me vaudrait un Pulitzer (si l'ensemble de l'humanité voulait bien arrêter de lire Voici et d'encenser BHL) ... incapable de vous narrer le tout ...
Le génie est injuste ... faut qu'j'en parle à mon ch'val ...
PS : vous avez remarqué ? les éléments se déchaînent. C'est la bérézina mes enfants. Waterloo. J'arrive MEME PAS A VOUS METTRE DU ROSE DANS MA MISE EN PAGE !!!!!!!!
22:55 Publié dans J'y crois pas ! | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : page blanche, écriture, vide d'inspiration, monoparentale, blabla de fille |
|
Facebook
07.06.2009
Le résultat ...
... j'm'en fous ...
Informée que je suis, citoyenne avertie et inconsciente ... je le savais aussi bien que vous ... de source à peu près sérieuse ... ou au moins qui s'en donne l'air ... c'était aujourd'hui jour d'érection pestilentielle élection européenne ...
Et vous n'aurez pas manqué de le noter, 60% d'entre nous s'en tamponnent copieusement autant que moi. Du fond de ma conscience po(i)litique pourtant jadis hyper-active, pas un son n'est venu chatouiller mes tympans. Du fond de ma jeunesse militante (naaaan, je ne suis pas entrain de vous avouer mon âge ... que c'est joli, cette naïveté qui vous caractérise ... y avoir cru ... aaaaaaahhhhhhhhh ...), tractant à la sortie de la fac, relation-publiquant dans ma capitale pour mon candidat, pas un souffle d'envie de bouger mon fabuleux arrière-train n'est venu me chatouiller la moëlle épinière ... Rien, pas un bruit. Mettons que l'érotisme du bulletin de vote m'a échappé, cette fois.
Ayant pourtant été élevée dans la sacro-sainte-morale-républicaine qui doctement, prodigua, toute mon enfance durant, les lois de la religion soixante-huitarde ("ma fille, j'ai pas brulé mes soutifs en place publique pour que dalle, bouge ton cul plus vite que ça pour aller voter si tu veux pas prendre mon 37 au cul!!!" ... elle est taillée dans la délicatesse, la mater-familias ...), en bonne fille, sans conviction mais bien élevée, j'aurais du réagir selon mon programme ... et aller mettre la zigounette-dans-le-pilou-pilou le bulletin dans l'enveloppe. Ben non.
Voter pour qui, d'abord ? L'UMP morte de rire à l'avance ? Z'ont pas besoin de moi .... Le PS pathétique ? pffff ... par charité, j'aurais pu ... Les Ecolos ridicules ? L'idée même que l'écologie doive se former en parti alors qu'on crève béats d'inconscience en bouffant de l'OGM en intra-veineuse ...
Voter pour le principe alors ? Alors même que mon opinion-en-forme-de-bulletin-blanc tombera dans les oubliettes des votes non-comptabilisés ?
J'avais mieux à faire ... la déco de la fête de l'école de ma Lumière, la voir danser en chantant "il est en moi, le plus grand trésor de la vie" ... c'est ça, ma citoyenneté. Advienne que pourra, j'aurai au moins tenté d'élever un être épanoui et responsable ... et le reste est littérature.
Non ?
21:52 Publié dans L'est pas belle ma vie ? | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
| Tags : élections, partie, ps, ump, europe écologie |
|
Facebook
03.06.2009
Là ...
... "tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté" ... selon le poète (ou le pouëëëët si c'est l'heure de pointe).
Au-delà des apparences, trompeuses comme chacun le sait, l'habit ne faisant pas le moine (bien que ce soit tout de même le meilleur moyen d'en reconnaître un) ... le soleil aidant ... la température montant ... les jupes raccourcissant ... le lunettes de soleil fleurissant ... les adolescents bourgeonnant (je m'arrête là ? non, parce que je peux vous en faire encore 2 pages sinon. Même pas peur) ... et n'étant pas du genre à condamner un chaland sous prétexte qu'il commet une minuscule erreur de jugement ... (vous noterez tout de même le talent inouï avec lequel je vous berce d'une sonorité-rimatoire ... si .. si ... un peu d'honnêteté-llectuelle, ça changera) ... je vais vous conter ma petite aventure courtoise du jour ...
Ce matin, comme à mon habitude, guillerette de nature, le sourire affiché sur un visage radieux-actif et haletante de mon ennui anticipé d'impatience de retrouver mon bureau, je frayais paisiblement sur mon fidèle destrier, mon casque-à-pointe bien fixé, allant de ci-delà, saluant automobilistes hystériques et cyclistes suicidaires ...
Le Tout-Paris-Qui-Fait-Si-Peur-Aux-Sinistres-De-La-République s'étant joint à moi dans un élan enthousiaste, nous étions donc quelques uns dans ce cas, qui dans sa Simca-pourrave jolie voiture économe d'énergie, qui sur son guilleret vélo exempt d'un respect élémentaire du code de la route, qui sur son 103-Pigeot-guidon-torsadé inoffensif et facétieux scooter, emportés par la FRA-TER-NI-TEEEEEEEEEEE qui flottait dans l'air, telle l'odeur pestilentielle du jasmin qu'essaient de nous fourguer tous les sri-lankais de la capitale alors qu'on voudrait juste dîner en terrasse.
Avançant calmement avec toute la bonne-infamie que vous me connaissez, je me frayais donc un chemin parmi mes congénères-ouvrieux, sifflotant un air d'opéra tibétain, lorsqu'un de ces baltringues qui compensent le manque cruel d'appendice reproducteur par le maniement névrotique de leur levier de vitesse charmants individus braque à gauche, omettant de jeter le moindre oeil compatissant à son rétroviseur. Réagissant telle WonderWoman face aux vilains-pas-beaux, je contourne d'un geste prompt l'obstacle, évitant ainsi de finir ma vie paraplégique, et me trouve voisine de sa fenêtre, côté conducteur.
Vous en rirez sans doute autant que moi ... le quidam était tranquillement entrain de consulter les pages turfistes de cette brillante bible de la beaufitude sportive qu'est "L'Equipe" ...
Munie de ma naturelle bienséance de circonstance, et ne cherchant qu'à lier une relation toute pacifique avec mon nouvel ami, je m'empresse de souligner l'ironie de la situation par un "Putain t'as pas aut'chose à foutre, là, tout d'suite ????!!!!!!"; ce à quoi cet être délicat me répond un "J't'emmerde sale pute !!!!!!!!" tout aussi amical ...
Aaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhh ... c'était dont vrai, le printemps, à l'instar de la musique, adoucit les moeurs ...
En parlant de musique ... au terme de cette journée riche d'aventurez-incroyables-z-et-palpitantes ... on est certains d'une bonne nouvelle ... Ugly-Camélia-Jordana à raccroché ses gants cathodiques, vous pouvez sortir des abris anti-atomiques ...
00:36 Publié dans Fallait pââââs ... | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : paris, circulation, europe, courtoisie |
|
Facebook
01.06.2009
Cogito ergo ...

... mal au cranum ...
Par une journée blindée de soleil, qui m'offre quelques de heures de répit loin de la ruche pas productiviste qui m'alloue de quoi payer mes chaussures factures ... me voici prise d'une soudaine et intense seconde heure de réflexion sur un thème bien connu par mes congénères instanceuses-de-divorce ...
Posage de décor (z'êtes habitués maintenant, faudrait pas vous déstabiliser en y allant sans préparation, fragiles que vous êtes) ...
Janvier dernier ... l'école de ma Lumière nous fait savoir que la fête de fin d'année aura lieu le 7 juin. Votre serviteuse, aguerrie par 2 ans et demie de lutte-avocatesque-divorcionnatoire ... consulte doctement le planning ... AAAAAAARRRRRRRGGGGGGGHHHHHHHH ... Lumière en parenthèse paternelle en ce jour sacré ... bon va falloir négocier, amadouer, supplier ... pour qu'elle y soit ...
Commencent ici des semaines de concessions pour obtenir la chose ... je te donne ci, je te donne ça ... s'il-te-plaît, ne la prive pas ... bref ... la fille se ramollit, se répand, s'allonge ... fait carpète ... et prend un mur. Le géniteur étant ce qu'il est, il décide que non, Lumière a mieux à faire.
La fille furieuse, lui envoie un skud, histoire de passer ses nerfs (quoi ? ben oui. chuis pas un buddha flottant, moi aussi des fois je taille dans le vif), et au passage, transmet l'arme de desctruction massive à une supportrice ... histoire de se marrer méchamment en coeur ... mais comme elle est blonde, se gourre d'adresse, et envoie le tout au géniteur. Trop content, le gars. Se lèche les babines de la mini-bourde. Et du coup, soudainement, dit que si si, Lumière ira à la fête de l'école ... aaaaahhhhhh ... c'est beau, l'héroïsme ...
D'où questionnement ... suffirait-il que j'attaque puis me gourance pour qu'il arrête d'être consternant ?
Avouez ... ça mérite réflexion, non ?...
13:02 Publié dans Rame-rame-rameurs-ramez ... | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
| Tags : divorce, monoparentale, guerre |
|
Facebook

